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Fév, 27

Marchés de Yaoundé : l’abondance de la tomate fait chuter les prix

Depuis plusieurs semaines, les marchés de Yaoundé et de ses environs affichent une abondance remarquable de tomates. Les étals sont de plus en plus garnis, au grand bonheur des consommateurs. Une situation favorable pour les ménages, mais préoccupante pour les producteurs.

Dans des marchés comme Mokolo ou Mvog-Mbi, les cageots s’empilent. L’offre dépasse largement la demande, entraînant une baisse significative des prix.

Alors qu’en fin d’année 2025, le cageot de tomates pouvait atteindre 4 000 FCFA, il se négocie aujourd’hui à moins de 2 000 FCFA, selon la qualité. Mieux encore, les consommateurs trouvent désormais des tas à 100 ou 200 FCFA. Une réalité impensable il y a encore quelques mois.

« Je cuisine de plus en plus de sauces à base de tomate par rapport au passé, comme pendant les fêtes de fin d’année », confie une ménagère rencontrée au marché. Cette baisse des prix allège considérablement le coût du panier de la ménagère et profite également aux espaces de restauration.

Si la situation réjouit les consommateurs, elle est loin d’être favorable aux producteurs. Pour la majorité d’entre eux, c’est le début des difficultés. Le contexte actuel ne permet pas un retour sur investissement.

Les bassins d’approvisionnement sont pourtant nombreux, notamment les régions du Centre, de l’Ouest et du Sud-Ouest. Ce sont ces zones de production qui alimentent les marchés de la capitale. La forte production simultanée expliquerait en partie la saturation observée.

Selon un expert du secteur agricole, les conditions climatiques auraient favorisé une production abondante cette saison. Toutefois, cet excédent agricole entraîne un déséquilibre du marché, dont les producteurs paient le prix.

Au-delà des enjeux économiques, la tomate demeure un aliment aux nombreuses qualités nutritionnelles. Riche en vitamines C et A, elle contribue au renforcement du système immunitaire et à la protection de la vue.

Ainsi, si l’abondance actuelle soulage les ménages, elle pose également la question de la régulation du marché et de l’accompagnement des producteurs. D’où l’appel du gouvernement à anticiper, avant que cette manne agricole ne se transforme en perte économique.

Anita MENOUNGA

Catégories : SOCIÉTÉ
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