Près d’un an après l’assassinat du petit Mathis Ouandji, la justice a tranché. Le Tribunal de grande instance du Mfoundi condamne Dagobert NwaFo à la peine de mort. Il doit également verser 525 millions de FCFA à la famille de la victime.
Le verdict est tombé le 18 mars 2026 à Yaoundé. Les juges reconnaissent l’accusé coupable du meurtre du garçon âgé de 5 ans. Ils prononcent une exécution par fusillade, conformément aux dispositions légales en vigueur.
L’affaire remonte au 10 mai 2025, au quartier Ngoa-Ekellé. Ce jour-là, une altercation éclate dans un débit de boisson entre le père de l’enfant et Dagobert NwaFo. Ensuite, l’agresseur quitte les lieux et se rend au domicile de son opposant. Sur place, il s’en prend à l’enfant et lui porte plusieurs coups mortels.
Ce drame bouleverse profondément l’opinion publique. Mathys perd la vie alors qu’il s’apprêtait simplement à prendre son petit déjeuner. L’émotion suscitée par ce crime relance immédiatement les appels à la justice.
Une décision judiciaire qui relance le débat sur la peine de mort
Cependant, ce jugement relance le débat sur la peine de mort au Cameroun. En effet, la loi prévoit cette sanction pour certains crimes graves, notamment le meurtre. Toutefois, le pays ne l’applique plus dans la pratique depuis 1997, date de la dernière exécution.
Le Code pénal de 2016 encadre pourtant cette peine. L’article 22 précise les modalités d’exécution et impose l’épuisement des voies de recours. Par ailleurs, toute condamnation à mort est transmise au Président de la République, qui peut accorder une grâce présidentielle.
Aujourd’hui, l’opinion reste partagée. Certains citoyens réclament l’application effective de la peine pour lutter contre la criminalité. D’autres mettent en avant les droits humains et doutent de son efficacité. Ainsi, tous les regards se tournent désormais vers Etoudi, dans l’attente d’une éventuelle décision présidentielle.
Anita MENOUNGA