Le gouvernement sénégalais rejette fermement la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF). En effet, l’instance a annulé le titre de champion attribué au Sénégal, en appliquant l’article 84 du règlement de la CAN. Dans la foulée, la CAF a déclaré le Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF CAN Maroc 2025 et a homologué le match sur un score de 3-0 en faveur du Maroc.
Cependant, cette décision passe mal au Sénégal. Officiellement, la CAF a acté le retrait du titre au profit du Maroc. En réaction, le gouvernement sénégalais, dans un communiqué publié le 18 mars 2026, exprime sa vive consternation et annonce des recours devant les instances compétentes. L’objectif est clair : défendre l’honneur de l’équipe nationale. Selon les autorités, cette décision porte atteinte à la crédibilité des institutions sportives.
Par ailleurs, le Sénégal exige également l’ouverture d’une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les autorités entendent saisir les instances africaines et internationales, avec pour ambition d’obtenir une décision juste dans les meilleurs délais.
Une controverse née sur le terrain
En outre, la polémique débute dans les dernières minutes de la finale, lorsque les joueurs sénégalais quittent brièvement la pelouse pour protester contre une décision arbitrale contestée. Le match reprend ensuite, et la prolongation permet à Pape Gueye de marquer le but décisif, offrant ainsi ce qui semblait être la victoire au Sénégal.
Ainsi la CAF juge ce geste contraire aux règles. Elle invoque les articles 82 et 84 du règlement. Elle annule le résultat obtenu sur le terrain. Elle attribue le titre au Maroc sur tapis vert. La Fédération sénégalaise de football dénonce une sanction inique. Elle annonce un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Elle défend le principe du résultat acquis sur le terrain.
Au final, le Sénégal perd un titre gagné sur le terrain. Le Maroc obtient un sacre administratif. La CAF voit sa crédibilité contestée. La suite dépend désormais des décisions du TAS et des instances compétentes.
Anita MENOUNGA