Les travaux de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, tenue à Yaoundé du 26 au 29 mars 2026, se sont achevés ce lundi 30 mars. Ils débouchent sur des résolutions et des engagements. Parmi eux figure la prolongation du moratoire sur les droits de douane appliqués aux transmissions électroniques.
Ainsi, le commerce mondial franchit une nouvelle étape dans la réforme de l’institution. La rencontre, organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, a réuni des représentants de 166 pays membres. Pendant quatre jours, experts, économistes et diplomates ont travaillé sous la supervision de Ngozi Okonjo-Iweala.
Par ailleurs, les participants ont abordé plusieurs sujets structurants. Ils ont discuté de la réforme de l’OMC et de la relance du mécanisme de règlement des différends. Ce système reste paralysé depuis plusieurs années. Ensuite, ils ont examiné le commerce électronique, les subventions à la pêche et les enjeux agricoles. Ils ont aussi traité la facilitation de l’investissement pour le développement.
Des avancées prudentes sur des dossiers sensibles
De plus, les délégations ont accordé une attention particulière à l’intégration des économies africaines. Elles ont également évoqué la situation des pays les moins avancés dans le commerce mondial. À l’issue des échanges, certaines orientations se dégagent clairement. Les membres se rapprochent d’un accord minimal pour redynamiser l’institution.
D’abord, ils s’accordent sur la prorogation du moratoire sur les transmissions électroniques. Cependant, cette décision continue de diviser les pays développés et ceux en développement. Ensuite, les négociations sur les subventions à la pêche enregistrent des avancées. Elles visent à encadrer les pratiques néfastes et à préserver les ressources halieutiques.
En outre, les discussions réaffirment la nécessité de renforcer les mécanismes d’appui. L’Aide pour le commerce reste un levier clé pour soutenir les économies vulnérables. Enfin, les participants réitèrent leur volonté de relancer le règlement des différends. Ce mécanisme constitue un pilier du système commercial multilatéral.
Toutefois, aucun accord global majeur n’a encore été adopté. Néanmoins, les négociations devraient aboutir à un ensemble de décisions. Les acteurs parlent déjà du « paquet de Yaoundé ». Ce compromis a minima reflète des équilibres fragiles, mais nécessaires.
En accueillant cette conférence, le Cameroun inscrit son nom dans l’histoire de l’OMC. Il place aussi les enjeux africains au cœur des discussions mondiales sur le commerce.
Anita MENOUNGA