Le Cameroun accélère la régulation du marché de la téléphonie mobile. Le mécanisme de collecte des droits de douane sur les téléphones importés est entré en vigueur le 1er avril 2026, sous la coordination de la Direction Générale des Douanes. Ainsi, les autorités structurent davantage un secteur en pleine expansion.
Des importateurs désormais au cœur du dispositif
Concrètement, les importateurs déclarent désormais tous les appareils à leur entrée sur le territoire. Ils transmettent leurs codes IMEI et s’acquittent des droits de douane via une plateforme numérique dédiée. De plus, l’importateur devient le principal redevable, et non plus le consommateur final.
Par ailleurs, le dispositif repose sur le système d’information douanier CAMCIS, qui centralise la déclaration, la liquidation et le paiement des droits. En parallèle, les opérateurs de téléphonie reçoivent les identifiants des appareils et bloquent l’accès au réseau local des terminaux non enregistrés.
À travers cette réforme, les autorités renforcent les recettes fiscales, luttent contre la fraude et améliorent la traçabilité des téléphones en circulation. En effet, ce secteur a longtemps généré des pertes importantes pour l’État.
Un impact encore incertain sur le marché
Officiellement, cette mesure n’impacte pas directement les consommateurs. Les téléphones déjà en service ne sont pas concernés et bénéficient d’une amnistie fiscale. Toutefois, certains acteurs du marché restent prudents et évoquent un risque de hausse indirecte des prix.
Ainsi, le Cameroun amorce une nouvelle étape dans la modernisation de sa fiscalité numérique. Il reste désormais à observer ses effets concrets sur le marché dans les prochaines semaines.
Anita MENOUNGA