La session parlementaire du mois de mars s’est refermée le mercredi 8 mars 2026, au siège du Conseil économique et social à Yaoundé. Cette séquence législative, jugée décisive pour le Cameroun, a été marquée par l’adoption de plusieurs projets de loi majeurs.
Des travaux intensifs pour des réformes structurantes
Pendant plus de trois semaines, députés et sénateurs ont travaillé de manière intensive. Au cœur de leurs travaux figurait l’examen et l’adoption de plusieurs textes proposés par le gouvernement. Parmi ceux-ci, les parlementaires ont adopté le projet de loi portant prorogation du mandat des députés de neuf mois, soit jusqu’au 20 décembre 2026.
Par ailleurs, ils ont validé le projet de loi modifiant la Constitution du 2 juin 1972, notamment en ses articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66. Cette réforme majeure introduit la création du poste de Vice-président de la République, une innovation institutionnelle destinée à renforcer la stabilité et la continuité de l’exécutif.

Une refonte du cadre institutionnel et électoral
Dans cette dynamique, les parlementaires ont également adopté le projet de loi portant réforme du Conseil constitutionnel. Ce texte précise les procédures à suivre en cas de démission ou d’empêchement définitif du Président de la République, en lien avec la mise en place du Vice-président, afin d’assurer une meilleure suppléance au sommet de l’État.
Parallèlement, ils ont examiné et adopté le projet de loi modifiant le Code électoral. Celui-ci encadre la prestation de serment du Vice-président ainsi que sa saisine du Conseil constitutionnel en cas de vacance du pouvoir. De plus, ce texte introduit une réforme importante en levant la limite de 18 mois pour la prorogation du mandat des conseillers municipaux, offrant ainsi une plus grande flexibilité dans l’organisation des scrutins.
Autre point clé de cette première session législative : le Président de la République a prorogé, par décret, le mandat des conseillers municipaux afin d’assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales dans un contexte de réajustement du calendrier électoral.
Enfin, pour clôturer les travaux, le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, a salué une session « historique », marquée par des réformes majeures. Il a appelé les parlementaires à en être les relais auprès des populations afin de consolider la paix, la stabilité et l’unité nationale.
Anita MENOUNGA