8 MARS 2026 AU CAMEROUN : LA CÉLÉBRATION À L’ÉPREUVE DES RÉALITÉS SOCIALES
Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille organise conférences, débats et marches sportives à travers le pays.
À l’approche de la 41ᵉ Journée internationale des droits de la femme, les initiatives se multiplient.
Mais au-delà des festivités, de nombreuses femmes demandent des actions concrètes. Elles veulent aller au-delà des discours et des symboles.
Elles dénoncent la réalité quotidienne que vivent les femmes sur le plan professionnel et social.
Les violences basées sur le genre inquiètent
Le 8 mars 2026 survient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences et un nombre élevé de féminicides.
Selon des médias locaux et des organisations de défense des droits humains, près de 70 féminicides ont eu lieu au Cameroun en 2024.
D’autres cas ont été signalés en 2025 et 2026. Ces crimes surviennent surtout dans des contextes de violences conjugales ou basées sur le genre.
Des cas de viol et de tortures infligées à de jeunes filles s’ajoutent également à cette réalité inquiétante.
Face à cette situation, plusieurs voix appellent les autorités à prendre des mesures fermes pour protéger les femmes.
Une célébration qui doit retrouver son sens
Instituée officiellement par l’Organisation des Nations unies en 1977, la Journée internationale des droits de la femme trouve son origine dans les luttes ouvrières.
Elle visait à garantir de meilleures conditions de travail et l’égalité des droits pour toutes.
Aujourd’hui, les femmes rappellent que la journée ne doit pas se limiter au port du pagne ou aux festivités.
Elles exigent un retour au vrai sens de la célébration : défendre efficacement les droits des femmes.
Placée sous le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles », l’édition 2026 met l’accent sur l’accès à la justice et l’égalité réelle.
Elle doit également encourager l’autonomisation économique et protéger les femmes contre toutes formes de violence.
anita MENOUNGA