La première session parlementaire de l’année 2026 s’ouvre ce mardi 10 mars à l’Assemblée nationale du Cameroun et au Sénat du Cameroun. Cette session donne le ton de l’activité législative pour l’année. Elle s’annonce importante au regard des nombreuses attentes des populations camerounaises.
Conformément à la Constitution, les parlementaires entament leurs travaux ce 10 mars. La séance s’ouvre à 11 heures à l’Assemblée nationale et à 16 heures au Sénat. Cette première session intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis sociaux, économiques et politiques auxquels le Cameroun fait face.
Des préoccupations sociales et économiques au cœur des attentes
Sur le plan social, plusieurs préoccupations persistent. Les violences basées sur le genre restent d’actualité. Les cas de féminicides et de violences domestiques suscitent de fortes inquiétudes. Par ailleurs, le chômage des jeunes limite encore leur insertion socioprofessionnelle. Dans les grandes villes, l’incivisme progresse et alimente le non-respect des règles collectives. Ces problèmes préoccupent les citoyens et devraient alimenter les débats parlementaires.
Par ailleurs, les difficultés économiques occupent aussi une place centrale. La vie chère affaiblit le pouvoir d’achat des ménages. L’insécurité alimentaire inquiète en raison de la disponibilité limitée de certains produits essentiels. À cela s’ajoutent les problèmes de rationnement dans certains secteurs. Les délestages d’électricité perturbent aussi la vie quotidienne et les activités économiques.
En outre, ces différents défis devraient nourrir les échanges durant les travaux parlementaires prévus pour 30 jours. Les députés et les sénateurs représentent le peuple. Ils doivent porter la voix des citoyens et voter des lois utiles. Leur mission vise l’amélioration des conditions de vie des populations. En outre, ils contrôlent l’action gouvernementale et recherchent des solutions concrètes aux préoccupations nationales.
Élections reportées et réformes administratives à l’horizon
Au-delà des enjeux sociaux et économiques, plusieurs dossiers institutionnels devraient aussi retenir l’attention. La question de l’organisation des prochaines élections législatives et municipales reste centrale. Ces scrutins étaient attendus depuis la fin de l’année 2025. Cependant, leur report a été annoncé en décembre dernier par le chef de l’État, Paul Biya.
Dans ce contexte, la prorogation du mandat des députés pourrait être examinée. Le mandat actuel arrive à échéance le 30 mars 2026. Les parlementaires pourraient donc adopter une loi prorogeant leur mandat en attendant les prochaines élections.
Par la suite, un décret présidentiel pourrait aussi proroger le mandat des conseillers municipaux. Leur mandat actuel prend fin le 31 mai 2026. Cette mesure permettrait d’harmoniser le calendrier électoral.
Par ailleurs, le projet de nouveau découpage administratif pourrait s’inviter dans les discussions. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a récemment donné des orientations aux autorités administratives sur cette question.
Cette réflexion porte sur une possible création de nouvelles régions, de départements ou d’arrondissements. Un tel redécoupage pourrait influencer l’organisation des prochaines élections. Il pourrait notamment modifier la délimitation des circonscriptions électorales et la répartition des sièges.
Entre préoccupations sociales et réformes institutionnelles, la session parlementaire de mars 2026 s’annonce très attendue. De nombreux citoyens espèrent des réponses concrètes aux défis auxquels le pays fait face.
Anita MENOUNGA