Alors que s’achève le mois de Ramadan, les fidèles musulmans sont appelés à préserver les valeurs de paix, de solidarité et de piété. Ces principes, renforcés durant cette période de jeûne, doivent perdurer dans la vie quotidienne.
En effet, à la mosquée centrale n°2 de Yaoundé, les croyants ont marqué, ce mercredi 21 mars, la fin de ce mois de pénitence et de dévotion. À cette occasion, une forte mobilisation a été observée. Les fidèles sont venus rendre grâce à Allah et célébrer la fin du jeûne dans une grande ferveur religieuse.
Un appel fort à maintenir les bonnes pratiques après le Ramadan
Dans un premier temps, ce rassemblement visait à remercier Allah pour les bienfaits reçus. Ensuite, il a permis de rappeler l’importance de maintenir les bonnes pratiques adoptées durant le Ramadan.
Prenant la parole, l’imam principal, Cheikh Moustapha Moueddine Ngnangou Simo, a exhorté les fidèles à poursuivre la lecture du Coran. Il a également insisté sur la nécessité de conserver les habitudes positives acquises. Par ailleurs, il les a invités à se détourner des comportements nuisibles à la société.
S’adressant particulièrement aux jeunes, l’imam a insisté sur l’abandon définitif de certaines pratiques. Il a notamment cité la consommation de drogue, l’alcoolisme et la violence. Selon lui, ces fléaux fragilisent les familles et compromettent la cohésion sociale.
Paix, solidarité et prière pour un Cameroun apaisé
En outre, il a appelé au renforcement des liens d’amour, de paix et de réconciliation au sein des communautés. Dans le même esprit, les fidèles ont été encouragés à poursuivre leurs prières pour la paix au Cameroun.
Cette prière concerne particulièrement les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Elle s’étend également à l’Extrême-Nord, où les populations subissent encore les violences de la secte Boko Haram.
Enfin, les fidèles ont exprimé leur reconnaissance envers les personnes solidaires. Ces dernières ont soutenu les jeûneurs avec des dons de denrées alimentaires. Pour beaucoup, ces gestes concrets illustrent davantage l’esprit du vivre-ensemble que de simples discours.
Anita MENOUNGA