Réunis en session exceptionnelle, députés et sénateurs examinent un projet de réforme constitutionnelle majeur. Ce projet vise à créer le poste de Vice-président et à renforcer l’organisation de l’exécutif camerounais.
La séance plénière s’est tenue le jeudi 2 avril 2026 au Palais des Verres Paul Biya, à Yaoundé. Convoquée à l’initiative du Président de la République, Paul Biya, cette session rassemble députés et sénateurs pour examiner une réforme constitutionnelle d’envergure. L’objectif est de moderniser et renforcer les institutions camerounaises.
Des travaux dirigés dans un esprit constructif
Les travaux ont été dirigés par le Président de l’Assemblée nationale et Président du Congrès, Théodore Datouo, assisté du Président du Sénat et Vice-président du Congrès, Abdoulaye Aboubakar. Ces derniers ont appelé à des échanges responsables et constructifs, afin que les discussions se déroulent dans un esprit patriotique et au service de l’intérêt supérieur de la Nation.
Au cœur des débats, la révision de plusieurs articles de la Constitution du 2 juin 1972, notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66. Le projet prévoit principalement l’instauration du poste de Vice-président de la République. Les parlementaires doivent se prononcer sur ses modalités de nomination, ses attributions, son statut, ainsi que sur les règles encadrant la vacance du pouvoir. L’objectif est d’assurer une continuité stable de l’État en toutes circonstances.
Une réforme inscrite dans la continuité institutionnelle
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des révisions constitutionnelles de 1996 et 2008. Elle prolonge également le discours de prestation de serment du Chef de l’État, prononcé le 6 novembre 2025. La réforme marque une étape importante pour renforcer le cadre juridique et politique du Cameroun. Elle ouvre la voie à un renforcement des institutions et à une meilleure organisation de l’exécutif.À l’issue de cette session, le Parlement sera appelé à se prononcer sur le projet. Cette réforme pourrait transformer profondément le paysage politique national et consolider une gouvernance stable et prévisible pour les années à venir.
Anita MENOUNGA
C’est bizarre que les camerounais font comme çi ça ne leur concernent pas !